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Mardi 12 juin 2007

Électricité Gare au chant des sirènes...


1er juillet 2007, notre fierté nationale nommée EDF entre dans un marché ouvert à la concurrence. Nous allons donc pouvoir changer de fournisseur d'électricité très facilement et ainsi grâce à des tarifs attractifs Proposés par ces concurrents (Suez, Poweo, GDF...) faire en apparence de Substantielles économies. Mais voilà ce qu'il faut savoir avant de commettre :

L’irréparable :
Ces nouveaux fournisseurs d'électricité peuvent appliquer les tarifs qu'ils souhaitent, et en changer quand ils le souhaitent tout comme EDF pourra le faire avec ses nouveaux clients car le tarif se fera en fonction de la rentabilité de l'entreprise et des bénéfices des actionnaires.

Actuellement, nous qui sommes abonnés chez EDF depuis toujours, nous bénéficions du tarif nommé "historique", qui est régit par l'Etat ; si nous ne changeons pas, ce tarif ne sera pas libéré. Si par contre nous sommes tentés par les propositions alléchantes de la concurrence, et que rapidement la facture flambe (pendant que les actionnaires se frotteront les mains), nous ne pourrons pas revenir en arrière car EDF nous considérera alors comme nouveaux clients avec des tarifs aussi libérés qu'un lâché de faisans en octobre. Mais ça va encore plus loin... Si nous déménageons, bien qu'étant de fidèles et loyaux usagers d'EDF depuis toujours et que nous souhaitons loyalement le rester mais que le vendeur ait lui changé son fournisseur d'électricité, alors, pour cette nouvelle habitation, EDF nous considérera comme nouveau client etc.

Allez, poussons un peu plus loin... Si nous louons une habitation avec un contrat EDF (fidèle et loyal bien-sûr), et que notre locataire cherche à économiser sur sa facture et s'enfuit chez un concurrent, lorsque le bail se terminera et que l'on souhaitera récupérer les lieux avec notre bon vieux contrat EDF "historique" et bien bernic ! nous deviendrons aussi nouveau client etc. C'est pourquoi, le jour où une telle idée vous viendra, ces chers EDF ne vous retiendront pas un seul instant : "allez-y" vous diront-ils en pensant qu'ils gagneront bientôt un nouveau client garni d'un nouveau tarif. Nous le savons car depuis l'ouverture du marché pour les entreprises, nombreuses entreprises (et pas des moindres) s'en mordent les coquillettes !

Pour mémoire, je n'ai aucun intérêt à défendre EDF, juste l'envie de faire profiter mes semblables d'une information qui me semble capitale que personne n'ira crier sur les toits, à part peut-être les futurs...nouveaux clients !

A bon entendeur, et que ce message circule !

Un agent EDF qui a bien voulu m’en informer,

Sonia FABRE

Affiche contre la privatisation: télécharger

par Sonia Fabre publié dans : POINT DE VUE
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Mercredi 23 mai 2007

UNE SOCIÉTÉ SOUS TRÈS HAUTE SURVEILLANCE

Loi dite de PREVENTION DE LA DELINQUANCE (LPD) présentée par Nicolas SARKOZY a été promulguée le 07 mars 2007.

 « ATTENTION NOUS SOMMES CERNES » 

  En effet, les propositions de SARKOZY faites à l’égard des délinquants et plus particulièrement sur la prévention à devenir délinquant s’appuient sur un certain nombre de mesures dont le fichage systématique et massif de la population.

 

IL FAUT REAGIR FACE A CE CONTROLE SOCIAL PERMANENT DONT NOUS ALLONS ETRE VICTIMES. MEME SI TOUTES CES PROPOSITIONS N’ONT PAS ETE RETENUES, LA LOI EXISTE  NOUS PERDONS NOS LIBERTES. NOTRE SITUATION SOCIALE EST DESASTREUSE, C’EST ILLEGAL. REAGISSONS ! ! ! 

 

Ø     Les fichiers des bambins turbulents : par le biais d’un dépistage précoce lié aux troubles du comportement et des signes de souffrances psychiques seraient détectés au plus tôt grâce à la PMI (Protection Maternelle et Infantile) dès la crèche et la maternelle.  La création d’un « carnet de comportement » permettrait de suivre  ces signes précoces de la naissance à la vie adulte. Ceci est issu du rapport rédigé par Jacques-Alain Benisti, député UMP, qui reprenait sous un angle juridique les conclusions du rapport de l’INSERM.

 

« Mais , comme dit si bien Serge PORTELLI, dans son livre « Ruptures »qui a été censuré suite au premier tour des élections avec SARKOZY en tête, c’est la remarque de Claude Kordon, spécialiste en neurosciences et corédacteur du rapport, qui nous paraît la plus pertinente et que tous les fervents partisans des surveillances de toute sorte devraient méditer: “un regard négatif sur l’enfant peut avoir des effets sur la façon dont il va se comporter. Les comportements peuvent se stabiliser sous l’effet du regard que les autres portent sur soi”, mais, à l’inverse “si un enfant a une image de petit voyou, il peut s’y plier”. 

Devant la mobilisation du monde scientifique, médical et éducatif, les bébés ont échappé pour un temps à leur carnet anthropométrique mais on aurait tort de penser que ce fichage précoce soit une initiative isolée, un faux pas malheureux.

On ne peut qu’être effrayé par le nombre de fichiers que Nicolas Sarkozy a créés depuis son arrivée au ministère de l’intérieur. Une obsession qui n’inquiète d’ailleurs pas que les démocrates ou ceux qu’effraie un quadrillage de plus en plus serré de notre vie quotidienne. Le président de la CNIL, sénateur UMP, déclarait en 2006: “ ce qui se passe dans notre pays est particulièrement grave. Je constate un dérive du fichage que je considère comme très dangereuse”.»

 

Ø     Le fichier Eloi : a été créé par un simple arrêté du 30 juillet 2006 sans même attendre la l’avis de la CNIL (commission nationale de l’informatique et des libertés),. Il recense un maximum de renseignement sur les étrangers en situation irrégulière. « Le Conseil d’Etat a été saisi. Le 7 février 2007, le commissaire du gouvernement, Claire Landais, a demandé l’annulation de l’arrêté du ministre au motif qu’il n’était pas compétent pour prendre cette décision. Quel que soit le texte légal vers lequel on se tourne, la loi régissant l’entrée et le séjour des étrangers (que Nicolas Sarkozy connaît pourtant sur le bout des doigts) ou sur la loi informatique et libertés du 6 août 204, un tel fichier ne pouvait être créé que par un décret pris après avis du Conseil d’Etat. De plus, ce fichier devait être soumis à une procédure spéciale car certaines données, comme les photos numérisées, sont considérées comme biométriques et donc sensibles. De Serge Portelli.»

 

Ø     Le fichier du STIC : (Système de traitement des infractions constatées) loi du 18 mars 2003 sur la sécurité intérieure

« D’innombrables dispositions du même ordre ont été maintenues dans ce texte voté définitivement en février 2007. Nous avons là, l’une des images les plus achevées de la société sous très haute surveillance dont la réalisation avait été quelque peu freinée jusque là. Devant une gauche impuissante, une opposition de droite laminée, le inistre de l’intérieur a pu faire voter un texte pour une fois assez proche de ses aspirations. Il s’agit en fait d’un catalogue de mesures répressives qui correspondent à une philosophie exposée inlassablement depuis plusieurs années, sous le slogan “la meilleure prévention, c’est la sanction”. Avec quelques variantes: “vous savez, la meilleure des préventions, c’est que les voyous qui trafiquent sachent et comprennent qu’enfin maintenant ils vont risquer quelque chose”. (France 2, 24 juin 2005). »

Ø     Le nouveau maire-shérif : disposera de pouvoirs très vaste.

« Avec des mots qui rappelle la période de Vichy, il est créé un “conseil pour les droits et devoirs des familles” où siège évidemment le maire. Il pourra créer un fichier des enfants ne respectant l’obligation scolaire, fichier “où sont enregistrées les données à caractère personnel relative aux enfants en âge scolaire domiciliés dans la commune” (article 6). »

 

Ø     Adieu le secret professionnel : « Il s’agit de l’article 5 de la loi (qui crée un article L.121-6-2 du code de l’action sociale et des familles. » En effet l’assistante sociale, l’infirmière de PMI, l’inspecteur de la DDASS, l’éducateur de prévention spécialisée auront comme nouvelle fonction : l’obligation de dénoncer « l’aggravation des difficultés sociales, éducatives ou matérielles d’une personne » et d’en informer le maire et le président du conseil général

 

"La vraie rupture est là: nous passons ainsi  sans crier gare d’un système d’aide à un système de surveillance." de Serge PORTELLI dans RUPTURE 

Article ecrit par: Sonia FABRE (Intérimaire élue CGT chez Manpower)

par Sonia Fabre publié dans : POINT DE VUE
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Mardi 8 mai 2007

Nous publions ici dans la categorie POINT DE VUE l'opinion personnel de Mick Flynn,syndicaliste CGT. Nous invitons nos lecteurs de réagir (voir Ajouter un commentaire en bas de l'article).

La categorie POINT DE VUE est un forum de discussion, de débat et d'échange fraternelle et les opinions exprimés ne represente pas les positions  de la CGT ou l'UL CGT MIRAIL.



La Résistance contre Sarkozy commence maintenant


1.Comme on pouvait le craindre, Sarkozy a été élu. Je crois qu’ il faut se préparer à lutter, que rien n'est perdu loin de là et que c'est une mobilisation de masse des jeunes et des travailleurs (comme le mouvement anti-cpe) qui sera déterminante et non les élections.

2.Au delà de notre colère il faut adresser un premier avertissement à Sarkozy : "on est là et ton programme ultra libéral on va le combattre". Nous (syndicalistes et gauche anti-capitaliste) ne devons pas céder à l'impatience mais au contraire offrir une perspective.

3.Les fédés syndicales des cheminots vont discuter d'une réunion nationale pour une mobilisation en défense du droit de grève, contre le service minimum. Dès que cette journée est publique, et même avant, nous devons faire campagne pour une journée de grève d'avertissement contre le programme libéral de Sarkozy.

4.Certes Sarkozy va y aller fort et violemment mais il n'est pas le premier ni le dernier à dire ça. En 95 Juppé avait dit ça et il fut stoppé. En 86, c'était un certain... Chirac et il fut stoppé aussi. Nous ne devons pas nous laisser aller à la fébrilité. Il faut au contraire préparer activement la suite.

5.Certains pourraient en déduire que tous ceux qui ont voté pour lui sont d'accord avec sa politique. Mais en fait sa campagne aura été faite de beaucoup de démagogie (il a multiplié les références aux travailleurs etc.), et surtout de nombreux mensonges (comme le "travailler plus pour gagner plus" qu'il a dit sans cesse, alors que tout travailleur sait que plus il y a d'heures supplémentaires moins il y a d'embauche) et de provocations (notamment racistes et sécuritaires).

6.Il n'est pas sûr du tout que Sarkozy ait une majorité de l’opinion publique si soudée que ça derrière lui : quand beaucoup se rendront compte que tout cela n'était que mensonges, il se retrouvera certainement bien plus isolé.

7.Ce qui est sûr c'est que l'arrivée de Sarkozy va créer une série de tensions, et lui-même va en rajouter en termes d'agressivité. Car il faut le rappeler au-delà de ses mensonges, Sarkozy est au service des riches et des patrons, et c'est au service de ceux-ci qu'il va présider : la politique qu'il va vouloir faire sera anti-travailleur, anti-jeune, anti-immigré.

 

MAI 68 ET LE DROIT DE GREVE

8.Sarkozy, comme d'autres avant lui, a déclaré vouloir en finir avec Mai 68... Pauvre patronat, à toujours avoir peur des fantômes… Même si Mai 68 n'a pas porté les fruits qu'il aurait pu à l'époque (une révolution qui nous aurait enfin libéré du capitalisme, et qui avait vu le président de la république de l'époque, de Gaulle, fuir le pays), le patronat a encore en elle la frayeur de cette immense démonstration de force des travailleurs : par une grève générale de 3 semaines, ils ont montré que sans nous le pays ne tourne pas.

9.Les déclarations de Sarkozy sur mai 68 sont en fait des déclarations contre le droit de grève. C'est en lien avec ses mesures pour imposer le service minimum ou l'obligation de vote (sous le contrôle des patrons) après 8 jours de grève. Une disposition qui s'approche de celle de Thatcher en Grande Bretagne et qui empêche désormais les travailleurs de faire grève quand ils veulent. Le monde capitaliste est soi-disant celui de la liberté : mais seulement pour les patrons qui peuvent licencier, imposer les heures supplémentaires… Ce genre de mesures montre bien qu'on n'a pas les mêmes intérêts si on est patron ou travailleur. Nos droits, ceux des jeunes et des travailleurs, nous ne les gagnons que par la lutte collective !

1O.Face à lui, malheureusement Royal ne représentait pas une véritable alternative. Sur le fond, elle s'était déclarée d'accord avec lui sur les principaux aspects de la politique en faveur des capitalistes : remise en cause des retraites, immigration, acceptation des règles du capitalisme.

11.Il faut se rappeler aussi que Sarkozy va s'attaquer aux retraites, va faciliter pour les patrons d'exiger des heures supplémentaires de leurs salariés.

12.Et enfin, pour les universités, il a déclaré vouloir dès l'été mettre en place une loi qui va instaurer l'autonomie des universités donc la concurrence entre elles, et une plus grande inégalité entre les universités, ce qui voudra dire aussi qu'elles auront certainement la possibilité d'augmenter largement les frais d'inscriptions, voire même de commencer à choisir les étudiants qu'elles prennent.

CONCLUSION


13.Il ne faut pas penser que cela est entièrement nouveau. Par le passé, la droite a déjà essayé de faire de sa campagne électorale le début d'une politique ultra libérale et raciste. C'est ainsi que ses gouvernements ont commencé 86 et en 95. Mais ils furent battus à l'époque par des grèves de masse des jeunes et des travailleurs. C'est cela que nous à la CGT devons aider à préparer.

14.Nous devons dès maintenant, participer à la construction d'une véritable lutte de masse, tous ensemble contre Sarkozy...

Pour défendre le droit de grève, le contrat de travail, l'enseignement public et contre le racisme.

par ulcgtmirail publié dans : POINT DE VUE
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Mercredi 14 mars 2007
Ou va Airbus et Quoi Faire ?
  • Tous en grève le 16 mars !
  • Méaulte montre l'exemple : grève avec occupation !
  •      
  •  
  
Louis Gallois PDG EADS/AIRBUS
Serial licencieur et privatisateur
 
C'est quoi Power 8 ?
 
10 000 suppressions d'emplois en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et en Espagne. (Airbus emploie actuellement 23 000 travailleurs en Allemagne, 19 000 en France, 10 000 en Grande-Bretagne et 3 000 en Espagne.) Trois sites sont cédés: Nordenham (en Allemagne), Filton Production (en GrandeBretagne) et Méaulte (en France).Trois sites sont vendus : Saint-Nazaire-Ville, Varel et Laupheim en Allemagne. Cela s'ajoute aux autres mesures du plan Power 8, comme le licenciement des intérimaires, la fin des CDD, la réorganisation de la soustraitance à qui on impose jusqu'à 30 % de réduction des coûts et l'augmentation du temps de travail de 35 à 40 heures sans augmentation de salaire, ainsi qu'une incitation ouverte aux délocalisations vers la « zone dollar » = des pays à « bas coûts ».
Power 8 n'est qu'un exemple d'une série de plans impliquant des suppressions d'emploi massives faisant partie d'une restructuration fondamentale de l'économie française. D'autres grandes entreprises touchées par les suppressions d'emploi et rationalisations sont Alcatel-Lucent, Michelin, Renault et PSA Peugeot-Citroën.
 
Pourquoi cette « crise » ?
 
Le chiffre d'affaire et la productivité d'Airbus ont augmenté en 2006 grâce aux ouvriers, techniciens, ingénieurs, d'Airbus mais aussi de la sous-traitance, qui produisent les avions. C'est avec leur sueur, leur intelligence que les millions de profits se sont faits et se font. Les cadences de livraison augmentent année après année, battant à chaque fois de nouveaux records. La trésorerie nette de l’entreprise est de 4,2 Milliards d’€ (soit plus de 40 000 € par salarié), alors que 2,75 Milliards d’€ ont déjà été donnés aux actionnaires de BAE. EADS qui a fait et fait encore de très gros bénéfices touche de très grosses aides publiques (Europe, états, régions, départements, collectivités territoriales) Le carnet de commande est plein pour 6 années, et il faudra en produire 20% de plus en 2007.
 
Et les retards ?
 
Les retards de livraison à l'origine des problèmes de l'entreprise sont dus à des erreurs de coordination au niveau des différentes directions. À l'annonce, en juin 2006, d'un retard de plusieurs mois sur la finition des Airbus A380, le cours de
l'action EADS chuta de 26 %. Mais les dirigeants et gros actionnaires d'EADS avaient déjà mis leur argent à l'abri.
 
Forgeard , Lagardere et Daimler et les Délits d’initiés?
 
Ainsi, un des deux coprésidents d'EADS, Noël Forgeard, avait vendu ses actions et celles de ses enfants, quand le cours était encore au plus haut. Cela lui avait rapporté 3,4 millions d'euros. Forgeard dut quitter la présidence d'EADS, mais avec
un bon magot en poche. Lagardère, lui, ne fut en rien inquiété.
Pourquoi aucun dirigeant politique ne lui demanda de comptes ni n'exigea quoi que ce soit de lui ?
 
Quant à Lagardère, c'est dès le 4 avril 2006 qu'il avait annoncé céder 7,5 % du capital d'EADS, sur les 15 % qu'il détenait. DaimlerChrysler avait fait de même. Peu après, le titre EADS commençait à baisser, le retard de livraison de l'A380 étant confirmé. Dans le même temps, les salariés de la Sogerma à Mérignac en Gironde, qui travaillait en sous-traitance pour EADS, apprenaient de ce même Forgeard que leur usine allait fermer : 1 050 emplois allaient disparaître, qui faisaient vivre directement ou indirectement des milliers de familles de la région.
 
La direction a profité des problèmes qu'elle a elle-même créés pour prétendre que, pour sauver l'entreprise, il n'y a pas d'autre moyen que de faire faire plus de travail avec moins d'effectif.
 
La clef de problème ?
 
Donc contrairement aux mensonges de la direction et du gouvernement les raisons principale de la « crise » d'Airbus ne sont pas à cause du retard de l'A380 et de l'Euro fort mais à un système ou les actionnaires cherchent toujours plus de profit.
 
La clef de problème est que Airbus fait des profits mais pas assez pour les actionnaires qui exigent toujours plus de dividendes.
La direction d'Airbus a décidé de sacrifier des milliers de salariés et d'aggraver les conditions de travail de ceux qui restent pour satisfaire ses actionnaires dont le milliardaire Lagardère, marchand de canons et papivore de la presse françaises.
 
Le conflit Franco- Allemand ?
 
Bischoff et Lagardere
 
Chaque État défend les intérêts de ses propres capitalistes, Daimler Chrysler côté allemand, Lagardère côté français, mais aussi les centaines de petits et moyens capitalistes sous-traitants ou équipementiers pour qui le marché Airbus est vital.
 
Mais tous sont d'accord sur une chose : pour eux ce serait d'abord aux salariés d'assumer ce plan d'économies drastiques. Et la chose est scandaleuse lorsque c'est Bischoff, patron de Daimler, tout comme le Français Lagardère qui prônent ces mesures d'économies, eux qui ont ramassé en 2006, à eux deux, 5 milliards d'euros dans la vente d'une partie de leurs actions.
 
  • S'il y a des économies à faire, pourquoi pas imposer que Lagardère et Daimler remboursent ce qu'ils ont engrangé sur notre dos ?
 
Comment stopper POWER 8 ?
 
  
 
Parole aux apprentis et salariés d'Airbus Méaulte lors de la manif le 6 mars :
« Mon avenir est en jeu. Je suis formé pour devenir opérateur sur UGV c'est-à-dire sur une machine à commande numérique à grande vitesse utilisée pour la tuyauterie du kérosène pour les avions. Je ne suis pas sûr qu'on me donnera du travail ici alors je suis là pour soutenir tout le monde. On est une trentaine d'apprentis ici à Méaulte. Il y a aussi d'autres personnes en formation et des stagiaires. »
 
« Forgeard, (le prédécesseur de Louis Gallois à la coprésidence d'EADS.) a touché l'équivalent de 1 000 salaires d'ouvriers sur dix ans en stock-options !» « Notre usine a été construit avec nos francs à nous !» Un ouvrier l'interrompt : «Et notre sueur à nous.»
 
« C'est beaucoup mieux de s'unir et d'agir ensemble plutôt que faire plein de petites manifestations. Je pense que Méaulte a montré l'exemple, 4 jours de grève ,8 avions en moins soit 400 millions d'euro ça a fait mal à Gallois et ses actionnaires ! Il nous faut une grève reconductible sur tous les sites d'Airbus pour virer Power 8, il n'y a rien à renégocier ! »
 
  • De plus en plus de salariés pose la question de la nécessité d'une grève générale sur tous les sites d'Airbus jusqu'au retrait total de Power 8.
 
 
Quelle est la solution ?
 
Les politiciens libéraux et ultra libéraux se tordent et se tortillent…
 
En pleine campagne électorale, cela fait un peu désordre pour les politiciens,. Sarkozy fait semblant d'être attentif aux salariés. Mais le gouvernement dont il est membre s'est félicité du plan d'économies d'Airbus, qualifié de « nécessaire » par Villepin et « d'indispensable » par le ministre de l'économie, Breton.
 
Mme Royal évoque un moratoire de POWER 8 et une intervention des pouvoirs publics, mais en aucune façon une interdiction des licenciements ni de revenir sur la privatisation d'Airbus réalisée sous le gouvernement de Jospin et par ses ministres PS Strauss-Kahn et PCF Gayssot. (Et surtout, il y eut le cadeau de Jospin, qui vendit le groupe public Aérospatiale à Matra-Lagardère pour 2 milliards d'euros, alors que sa valeur était estimée entre 9 et 24 milliards ! En fusionnant ensuite avec des firmes allemandes et espagnole, le groupe allait donner naissance à EADS)
 
Selon Bayrou "L'Etat doit être solidaire et aider les actionnaires privés d'Airbus à traverser cette situation difficile mais l'Etat ne doit pas être aux commandes de l'entreprise".
 
Le Pen, estime qu'il faut laisser aux "professionnels" (Lagardere et Bischoff) le soin de régler les problèmes d'Airbus.
 
En quoi les 100 millions d'euros de cadeau à Airbus promis par Villepin ou les 150 à 200 millions d'euros que les présidents de région seraient prêts à investir dans Airbus empêcheraient les licenciements ? En proposant l'investissement des régions, Royal dit suivre l'exemple de l'entrée des régions allemandes dans le capital d'Airbus. Comme si les salariés allemands d'Airbus étaient à l'abri, menacés aussi de 3 700 suppressions d'emplois !
 
  • Quand les entreprises licencient pour accroître leurs profits, la question est, est-ce qu'on leur offre de nouvelles aides, avec l'argent de nos impôts ou est-ce qu'on leur interdit de licencier, en prenant sur leurs profits ?
 
De surcroît Les salariés n'ont aucun moyen de contrôle sur les décisions qui se trament dans ces conseils d'administration qui veulent réaliser davantage de profits en exploitant davantage, en augmentant la charge de travail de ceux qui restent.
 
  • Ne serait-t-il une idée raisonnable et efficace de re-nationaliser Airbus, mais cette fois ci sous véritable contrôle des salariés sans un sou pour les gros actionnaires qui ont pillé Airbus ?
 
Saviez-vous que la nationalisation de l'industrie aéronautique toulousaine, en 1937, intervient après une année de lutte des ouvriers de Latécoère, décidant eux-mêmes de " se nationaliser " ?
Rappelons qu'en 1946 la CGT et les travailleurs ont imposé par leurs luttes la nationalisation de l'industrie aéronautique...
 
 
Ensemble nous avons le pouvoir de stopper Power 8 !
 
Les dizaines de milliers de travailleurs en Allemagne et en France qui vont arrêter le travail de nouveau le 16 Mars ont raison. C'est l'ensemble des salariés, quelle que soit la nationalité, qu'ils soient directement employés par Airbus, ou bien soustraitants ou intérimaires, qui doivent imposer le maintien de tous les emplois et le respect de leurs conditions de travail.
Les travailleurs ont les moyens, en se mobilisant, de peser sur des décisions qui les concernent. En Midi-Pyrénées 60000 salariés travaillent pour le secteur aéronautique, à l'échelle européenne, cela représente plusieurs centaines de milliers de salariés. Seule leur lutte pourra être efficace pour faire respecter leurs emplois et les conditions de travail.
 
Parce que nous sommes un des plus grand UL CGT en terme d'adhèrent dans le Haute Garonne et que sur la territoire de notre UL il y a des milliers de salariés syndiqués et non-syndiqués qui travaillent directement et indirectement pour Airbus et ses soustraitants, et parce que nous sommes solidaires de tout les travailleurs d'Airbus quelle que soit leur ville, leur région ou leur pays, nous participerons au soutien de leur luttes et nous participerons au nécessaire débat du fond sur l'avenir d'Airbus. Rejoignez nous !
par Mick Flynn publié dans : POINT DE VUE
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Mardi 13 mars 2007

Le tract suivant est ecrit par Jean Billard militant CGT à Airbus Toulouse et militant écologiste

Imaginer l'avenir d'Airbus

L’arbre ne doit pas cacher la forêt

Par la mise en œuvre de son plan de réorganisation « Power8 », les dirigeants d’Airbus affirment chercher à pourvoir l’entreprise d’une assise solide pour affronter les défis industriels à moyen-terme (c’est-à-dire au-delà de 2010), bien que le principal objectif à brève échéance soit de faire face à un manque critique de trésorerie.

 Sans porter de jugement sur le bien-fondé de « Power 8 » au regard de la situation actuelle de l’avionneur, nous pensons que cette actualité ne doit pas dissimuler 2 enjeux majeurs auxquels l’industrie aéronautique va être confrontée dans les prochaines années :

 

 

Ø       le renchérissement durable du prix du pétrole (à cause de la conjonction d’une demande sans cesse croissante et du plafonnement de la production lié au « Peak Oil », vraisemblablement au cours de la prochaine décennie) ;

 

Ø       l’intégration, sous une forme ou une autre, du transport aérien dans le marché des quotas d’émissions de gaz à effet de serre.

 

Quelles que soient les difficultés rencontrées aujourd’hui par Airbus, il serait inconscient de ne pas se préparer à ces 2 événements inéluctables, et au caractère durable. Ils auront en effet un impact sur le coût du transport aérien, donc potentiellement sur l’activité aérienne, et par conséquent sur l’emploi…si l’on ne change pas de manière de penser ! Comme l’homme politique visionnaire, Jean Monnet, l’avait sagement résumé : « Nous n’avons que le choix entre les changements dans lesquels nous serons entraînés et ceux que nous aurons su vouloir et accomplir ».

L’énergie chère est une opportunité pour la compétitivité de demain

 De nombreux acteurs du secteur voient ainsi dans les 2 événements précédents des menaces qu’il faut combattre coûte que coûte, alors qu’il faut au contraire y voir des opportunités pour nous contraindre à imaginer l’aéronautique de demain, qui sera forcément différente de celle que nous avons connue jusqu’alors. Les recettes du passé, basées sur la croissance du trafic, ont vécu : notre ingéniosité doit être mise à profit pour dessiner les contours d’une industrie pérenne, et rendant toujours des services, mais sans postulat de croissance.

 S’il n’existe pas de solution toute faite pour basculer vers ce nouveau paysage, il semble en revanche peu contestable qu’un pré-requis indispensable soit la mise au point d’aéronefs beaucoup plus sobres, puisque l’essentiel de l’empreinte écologique d’un avion sur la durée de son exploitation correspond à la quantité de kérosène qu’il sera amené à brûler. Airbus se doit de promouvoir une réflexion technique sur ce sujet, bien plus large et poussée qu’aujourd’hui, et ne peut plus se satisfaire des progrès de plus en plus réduits observés sur le concept actuel, mais cinquantenaire. Si le saut technologique ne se décrète pas, il peut se provoquer par une intensification des moyens dévolus à la recherche.

 Dans la bataille acharnée qui l’oppose à son principal concurrent d’Outre-Atlantique, Airbus a le devoir de saisir l’opportunité d’une énergie durablement chère pour se différentier, et proposer à ses clients des produits répondant mieux aux critères de sobriété et de minimisation de l’impact sur l’environnement. En ce sens, l’intégration du transport aérien dans le marché des quotas des émissions est susceptible d’agir tel un incitateur puissant, faisant de l’Europe l’avant-garde mondiale des solutions techniques de demain, et lui conférant un avantage compétitif certain. Dans l’hypothèse d’un renforcement progressif de la taxation pro-environnementale, et dans ces conditions, il ne serait pas exclu que cela conduise alors à une consolidation de l’activité d’Airbus, au détriment des autres compétiteurs, tout en permettant de satisfaire l’impérieuse nécessité de réduire les émissions globales de gaz à effet de serre. Dès lors, on aurait à faire à un cercle vertueux où emploi et action efficace contre le changement climatique seraient conciliables.


Comment renverser la logique actuelle du marché ?

 

 

 

 

 

Les salariés du secteur convaincus de cette démarche, plus nombreux que d’aucuns l’imaginent, font cependant tous le même constat amer : les véritables donneurs d’ordres en matière d’orientation du marché demeurent les compagnies aériennes, qui sont tout sauf les promoteurs d’un changement de paradigme. Seule l’influence de la sphère publique (et/ou politique) peut les inciter à changer leur fusil d’épaule : Airbus devrait donc aussi s’engager à communiquer sur ses travaux de recherche novateurs auprès de toutes les autres parties prenantes, et en particulier du grand public, afin d’agir par ricochets sur la demande de leurs clients, tant que ceux-ci feront la sourde oreille.

par Jean Billard publié dans : POINT DE VUE
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