Mercredi 14 novembre 2007

L'UL CGT DU MIRAIL A 30 ANS
Les 9 et 10 octobre 1997, elle tenait son 9ème Congrès à La Mounède (maison des racines du monde) consacrant la première soirée à une fête fraternelle : elle fêtait en effet ses 20 ans ; anniversaire célébré par de nombreux syndiqués et militants. Ses locaux se situaient encore à Bellefontaine, sous la dalle (rasée aujourd'hui), au 7 – impasse de Jérusalem. Depuis, il y a eu, fait marquant, le déménagement, av. de Reynerie et l'explosion de AZF et le formidable travail de solidarité accompli auprès des syndiqués et de la population à cette occasion.
L'UL veut faire de ce 30ème anniversaire, avec tous ses Syndicats, un évènement pour les salariés et la population relevant de sa responsabilité.
Les raisons apparaissent immédiatement qui justifient un tel objectif. Elles sont de 2 ordres : social et de circonstance.
Social : Nous n'allons pas entrer dans le détail des mauvais coups portés contre les salariés et leurs familles depuis plusieurs années. Aujourd'hui, il s'agit d'une attaque d'une ampleur considérable. Medef et gouvernement n'ont qu'un objectif, confirmé par les premières mesures : revenir sur un siècle, et plus, de conquêtes sociales. 1789, les Droits de l'homme ; 1936, temps de travail (40 H) et repos ; 1944, nationalisations, protection sociale, santé et retraite ; 1968, libertés syndicales, pouvoir d'achat. Attaques contre l'emploi : dans les fonctions publiques ; en utilisant le chômage comme élément de gestion avec en vue le seul profit, licenciant à tous âges, délocalisant, et accusant les salariés de refuser de travailler. Attaques contre les services publics : privatisation à tout va ; vente au plus offrant, c'est la grande braderie des richesses créées qui appartiennent à la Nation. Attaques contre le pouvoir d'achat : cadeaux éhontés aux plus riches (impôts sur la fortune, droits de succession, crédits pour accéder à la propriété ….), et RIEN pour les salariés, sinon la hausse du coût de la vie. Attaque contre les immigrés que l'on prend et jette et rejette dans leurs pays de misère.
Avec toute la CGT, l'UL, ses Syndicats doivent prendre leur part des luttes incontournables pour ramener Medef et gouvernement à la raison : qu'ils donnent et rendent ce qu'ils ont déjà pris aux salariés, assurant des conditions de vie décentes et améliorées pour tous.
Nous vivons au XXIè siècle, dans une France, une Europe, qui débordent des richesses issues du travail des salariés, accrues par la spéculation financière, ils n'en ont jamais assez… pour eux …et les salariés devraient se serrer la ceinture, revenir aux conditions du XIXè siècle ? Intolérable.
Mobiliser pour les nécessaires luttes … la célébration de ce 30ème anniversaire de l'UL doit y contribuer efficacement. Chaque Syndicat est appelé à s'impliquer avec l'UL.
Un 30ème anniversaire réussi sera une grande victoire pour la CGT sur le territoire de l'UL.
Une UL adoptée par ce territoire.
Souvenons-nous : Nous avons évoqué la présence très solidaire de la CGT auprès des salariés, de la population, lors de la catastrophe d'AZF. Elle a mis à leur disposition ses militants, ceux dont les compétences pouvaient répondre aux besoins : manuels pour les réparations, mais aussi pour toutes les formalités auprès des administrations, assurances,…juristes, et même médecin, psychologues …surtout auprès des plus démunis. Elle a fait la preuve de sa nécessité dans une situation extrême, et de son efficacité.
Autre domaine : depuis 30 ans, le nombre des entreprises, grandes et PME, s'est multiplié sur le territoire de l'UL, sur les zones industrielles, à Basso Cambo ; sur le site de l'ex APC, des milliers d'emplois vont être créés avec le Cancéropole et tout son environnement ; la zone franche urbaine (ZFU) va accueillir pépinières d'entreprises et immeubles de bureaux à Bordelongue, attirés par l'exonération de charges et la défiscalisation ; Tisséo se réinstalle à Langlade, le lycée Galliéni se reconstruit, agrandi. Au total des milliers d'emplois supplémentaires, ce dont nous ne pouvons que nous réjouir.
Tous ces salariés doivent se donner ou ont des organisations syndicales. Celles-ci ont besoin de suivi, d'une coordination de leurs activités, d'un lieu de services communs ne serait-ce que pour la défense des droits des salariés (Prudhommes) …Elles ne peuvent exercer cette responsabilité commune que dans des locaux mis à leur disposition. Les trente années d'existence de l'UL ont prouvé cette nécessité. Il suffit de voir la fréquentation des locaux et permanences.
ATTENTION, DANGER ! Raison majeure de se mobiliser : l'UL est menacée de perdre ses locaux.
Le Grand Projet de Ville qui restructure le Mirail va faire disparaître le local actuel de l'UL. En réponse à une demande de relogement de l'UL, la Mairie a proposé une salle au rez de chaussée de l'immeuble du Mirail appelé "l'Orée du Bois"; une salle fermée par elle pour cause d'insécurité (trafic en tous genres, drogue,…, les descentes de police ont été nombreuses dans l'immeuble, appartements fermés, expulsions,..).
Pour botter en touche, la Mairie évoque le financement par elle seule des locaux de la CGT, la Bourse du Travail. Elle y a d'ailleurs déjà réduit ses prestations.
Un peu d'histoire : La Bourse du travail, première version, à Saint Sernin, a été mise à disposition par la municipalité en1892, inaugurée par le Maire Ournac, accompagné de Jean Jaurès. Les travailleurs d'alors la réclamaient; le Maire leur a répondu en ces termes :"… Ainsi s'est réalisé le désir si souvent exprimé par les amis des travailleurs qui trouvent juste et équitable que le travail, source de la richesse nationale, puisse faire entendre sa voix, faire valoir ses droits...".
Agrandie, rénovée en 1931, le Maire Etienne Billières l'inaugure : "…Le Conseil municipal qui a doté Toulouse de logements confortables, se devait de témoigner sa sollicitude toute particulière aux travailleurs en leur donnant une Bourse du travail digne d'eux …"
Est-il aujourd'hui, en 2007, démesuré de demander des locaux syndicaux décentralisés alors que Toulouse est devenue la 4ème ville de France, s'accroît de 12.000 habitants chaque année, a développé des industries de dimension internationale ? – et que ces employeurs, comme les Pouvoirs publics, réclament des interlocuteurs sociaux compétents - . Les grandes entreprises mettent légalement des locaux à disposition de leurs syndicats… mais les multiples PME seraient-elles quantité négligeable, alors qu'elles constituent la majorité des salariés ? … et les populations des quartiers ? Nous avons souligné la nécessité d'un coordination,donc de locaux appropriés.
L'UL a 30 ans : elle est au service des toulousains de la Rive Gauche, elle doit développer ses activités dans des locaux adaptés, qui ne soient pas cave ou sous-sol, mais dignes des travailleurs, mis à disposition par la Municipalité. Comme cela s'est fait il y a plus d'un siècle (Place Saint Sernin !) … Comme il y a plus d'un siècle, la mobilisation de tous les syndicats est incontournable pour obtenir gain de cause.
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