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Vendredi 30 novembre 2007

Voici un vidéo débat qui contribue au débat dans la CGT à propos de quelle  stratégie à adopter face aux attaques du gouvernement de Sarkozy et les patrons, notamment sur la question des régimes spéciaux.

Nous invitons nos lecteurs à contribuer également au débat en exprimant vos opinions et propositions,vos accords ou désaccords,commentaires ou critiques,d'une maniere fraternelle et constructive  (voir Ajouter un commentaire en bas de l'article).

Bernard Thibault, Didier Le Reste (CGT Cheminots), Frédéric Imbrecht (CGT Mines Energie) et Gérard Leboeuf (CGT RATP) ont débattu ensemble sur la situation aprés la gréve de novembre  au cours d'une table ronde organisée par la Nouvelle Vie Ouvrière le 22 novembre 2007.

par ulcgtmirail publié dans : POINT DE VUE
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Commentaires

Détruire les régimes spéciaux est une mesure particulièrement importante pour le gouvernement dans sa stratégie d'attaques. Elle veut  faire la remise en cause générale des régimes de retraites par répartition et augmenter la durée des cotisations à 42 voir plus annuités pour tous public et privé.

commentaire n° : 1 posté par : Retraité CGT le: 11/12/2007 00:08:45

Les retraites ne nous ont pas été données ils étaient arracher par des luttes.  Mais c'est  la capacité d'organisation et de lutte des travailleurs de tels ou tels secteurs et leur poids dans l'économie qui fait la difference.La notion de pénibilité du travail, bien réelle chez les cheminots et dans les transports publics, n'a jamais réussi à s'imposer pour le bâtiment par exemple, alors que c'est le secteur où il y a le plus d'accidents du travail parce que nous travailleurs du bâtiment  comme des autres secteurs surexploités ne sont pas assez organisé ou nous avons pas assez de poids économique pour bloquer l'économie et créer un vrai rapport de force. 


Je pense qu'il faut défendre  toutes les retraites, ce qui passe par une lutte 'tous ensemble' aussi bien pour défendre les régimes spéciaux, que par le retour à 37,5 annuités pour tous et la retraite à 60 ans à taux plein et à 55 ans pour raison de la pénibilité du travail.

commentaire n° : 2 posté par : Fred CGT Construction le: 11/12/2007 00:41:14
La lutte continue
commentaire n° : 3 posté par : Yves le: 11/12/2007 00:56:04

Lettre ouverte aux directions syndicales de la CGT-Bus, de l’Union CGT-RATP, de la Fédération des Transports CGT, de la Confédération CGT, vendredi 7 décembre 2007

La CGT doit sortir du piège des négociations !



Nous n’appelons pas à la grève du 12 décembre.

Les agents de la RATP ont fait dix jours de grève sur un objectif clair : refuser la casse de leur régime de retraite voulue par le gouvernement. Précisément contre quatre points fondamentaux, tous inacceptables :

- La remise en cause des 37,5 annuités de durée de cotisation
- l’instauration d’une décote
- l’instauration d’un double statut et la remise en cause de la prise
en compte de la pénibilité et des contraintes de service public
- l’indexation des pensions sur les prix et non plus sur les salaires.

Cette position est celle qui a été actée par notre syndicat CGT-Bus à son congrès le 16 octobre. Elle a été réaffirmée par l’Union syndicale CGT-RATP le 24 octobre lors de sa rencontre avec X.Bertrand. Elle reste plus que jamais la nôtre.

Suite à l’acceptation par les organisations syndicales de participer aux négociations, la grève a été suspendue à partir du 23 novembre. Nous rappelons que la CE de notre syndicat avait rejeté le principe des négociations « tripartites », entreprise par entreprise.



Le haut niveau de conscience des enjeux, le rapport de forces et la détermination des salariés à s’opposer à la « réforme » sont demeurés intacts. Les grévistes dans les assemblées générales, en premier lieu les militants et les syndiqués CGT, n’ont pas donné de mandat à leurs directions syndicales pour négocier sous les conditions du gouvernement.

Au bout de quatre journées de négociations un constat s’impose : le gouvernement et la direction de l’entreprise refusent de modifier le cadre de leur contre-réforme. Les représentants de la CGT le reconnaissent eux-mêmes.

Il est aujourd’hui de la responsabilité de la CGT et de toutes ses organisations de déjouer le piège des « négociations ». C’est pourquoi nous désapprouvons totalement la stratégie des directions à qui s’adresse cette lettre.

- Continuer à négocier des points annexes, revient à entériner cette contre-réforme, à accepter la mise à mort de notre régime spécial.
- Appeler à reprendre la grève, sur une seule journée, le 12 décembre pour « faire pression » sur les détails et les modalités de la casse de nos retraites, c’est irresponsable devant les agents. C’est aller complètement à l’encontre de ce pourquoi nous avons fait grève pendant dix jours. Sur cette base, nous rejetons le texte du préavis de grève, d’autant plus que la CE de notre syndicat, organe dirigeant statutaire, n’a même été consultée.

Depuis le départ, les positionnements des directions syndicales de bus, de l’Union, de la fédération et de la confédération ont suscité du désarroi et de la colère parmi les syndiqués et les salariés en général, notamment depuis la proposition de la tenue de « négociations tripartites ».
Comment ne pas voir le calcul de Sarkozy pour diviser le mouvement entreprise par entreprise ? Depuis quand la négociation est-elle devenue une revendication en soi ?

Les syndiqués, les agents ont le sentiment d’avoir été trahis.

Il est temps de corriger le tir ! La situation nous l’impose. La CGT, syndicat largement majoritaire, avec tout ce qu’elle représente dans nos entreprises, a un rôle majeur, historique à jouer contre une attaque historique contre nos services publics, contre l’ensemble des acquis sociaux des salariés de notre pays.

Nous savons tous quel est le but du gouvernement. La fin de notre régime spécial vise à faire sauter un verrou à la mise en concurrence et à la privatisation, à lever un obstacle à la suite du démantèlement de l’ensemble du système de retraite solidaire par répartition.



Le 18 octobre, les agents de la RATP à 70%, ceux de la SNCF à 80%, ceux d’EDF-GDF à 60% ont fait grève pour s’y opposer. Le 20 novembre, la manifestation interprofessionnelle a montré le développement des convergences de lutte avec des salariés d’autres secteurs comme avec les étudiants. Malgré une pression médiatique sans précédent, le pouvoir n’a pas réussi non plus à retourner l’opinion publique contre le mouvement.

Nous demandons aux directions à laquelle s’adresse cette lettre :
- de quitter les pseudo négociations
- d’examiner les conditions de la reprise du mouvement pour faire capoter le projet de casse de notre régime de retraite.
- de faire le lien déterminant entre cette lutte cruciale et celles des salariés des autres secteurs.

Nous nous engageons pour notre part à informer les syndiqués de notre démarche, à informer l’ensemble des salariés de nos dépôts de l’évolution de la lutte, à maintenir et développer le rapport de forces. La CGT appartient à ses adhérents !

commentaire n° : 4 posté par : Section CGT RATP Thiais le: 11/12/2007 11:17:45
Déclaration du collectif MRF, des sections syndicales CGT et des travailleurs en lutte à MRFundefined ( la maintenance RER)

  

Le 7 décembre 2007


Comme des milliers de travailleurs de ce pays, à aucun moment nous n’avons douté que l’objectif de ce nouveau gouvernement et de Sarkozy était de remettre en cause l’ensemble des acquis sociaux arrachés de haute lutte depuis des années par le mouvement ouvrier et syndical, notamment par la CGT.

 

Si, aujourd’hui, le gouvernement Sarkozy/Fillon, après l’offensive de Juppé en 1995 et celle déjà de Fillon en 2003, a annoncé cette fois-ci qu’il voulait en finir avec les régimes « spéciaux » de retraite notamment à la RATP, la SNCF, l’EDF/GDF… c’est pour pouvoir, dès 2008, repasser à l’offensive contre l’ensemble du système de retraite par répartition des travailleurs du public et du privé.

 

Le but est d’allonger encore la durée des cotisations pour tous, de baisser toujours plus les pensions de retraites en ouvrant toujours plus ce marché aux assurances et aux organismes financiers.

 

Le gouvernement s’est heurté à la résistance déterminée des salariés de la RATP et de la SNCF, d’EDF/GDF… qui dès le 18 octobre ont montré qu’ils refusaient de façon déterminée de devoir travailler plus longtemps et perdre des centaines d’euros sur leurs pensions !

 

Ils ont dit non, nous avons dit NON, à cette politique de régression sociale tout azimut.

 

La mobilisation du 18 octobre a été massive. Après le 14 novembre la grève s’est poursuivie le 15 novembre et jusqu’au 21 novembre. Elle a permis, par le blocage des transports et d’une partie de l’activité économique, de construire un rapport de force conséquent.

 

Contrairement à ce que n’ont cessé de claironner les medias, cette grève n’a jamais été impopulaire.

 

En poursuivant la grève le 15 novembre jusqu’au 20 novembre, jour de la grande manifestation des fonctionnaires dans tout le pays, avec les travailleurs, nous avons donné la réponse qu’il fallait à tous ceux qui nous ont appelé à reprendre le travail. Ce sont les AG de grévistes à la RATP comme à la SNCF qui en ont décidé ainsi !

 

Dans ce mouvement certaines AG étaient « contre la réforme », d’autres « pour le maintien des régimes spéciaux », d’autres encore étaient « contre l’allongement de la durée de cotisation, contre l’application de la décote, contre l’indexation des pensions au coût de la vie et contre la mise en place d’un double statut »… certaines pour les négociations, d’autres contre…

 

Si pour la grande majorité des militants de la CGT la nécessité d’ouvrir des négociations s’imposait, nous ne pouvons pas croire un seul instant que l’objectif de ces négociations, et en particulier celle du 21 novembre, point d’orgue du mouvement, était d’obtenir un… calendrier de négociation !

 

Des négociations sérieuses sur des dossiers complexes, aussi sensibles politiquement, ne peuvent se mener qu’avec un rapport de force. Ce rapport de force était de bon niveau ce 21 novembre.

 

Nous ne pouvons pas entendre qu’après 4 heures de discussion, avec la présence de l’ensemble des organisations syndicales, celles-ci se soient contentées d’un calendrier de négociations, qui nous imposait le rythme et les points que souhaitaient discuter les représentants du gouvernement.

 

Nous sommes convaincus que ce calendrier était déjà établi bien avant le 21 novembre. Il a été l’outil préparé avec soin par le gouvernement, la direction de la RATP et les directions syndicales pour obtenir la fin de la grève.

 

Mais, d’autre part, le manque d’unité des AG autour d’une même et seule revendication autour de l’objectif fixé par la grève, entretenu par le flou d’un « non à la remise en cause des régimes spéciaux de retraite » de pure forme, a contribué à ce que le mouvement, notamment après le 21 novembre au lendemain de la fameuse « 1ère négociations », ne puisse pas retrouver une nouvelle dynamique.

 

Comment expliquer que l’ensemble des directions syndicales (dont celle de la CGT) soient passé d’une démarche unitaire et cohérente, refusant toutes participations à des négociations entreprise par entreprise si le cadre de celles-ci n’était pas « profondément » modifié, à des négociations sur les bases voulues par le gouvernement ?

 

Une telle situation fait qu’aujourd’hui les négociations se mènent à froid. La direction pousse son avantage et impose la mise en forme de la réforme Fillon à la RATP.

 

Au regard des négociations qui viennent de se dérouler, nous voyons bien qu’à aucun moment elles ne contribuent à remettre en cause le principe de l’allongement de la durée de cotisation voulu par le gouvernement.

 

Pour notre part, nous restons opposés au principe de la mise en place d’uend écote, de l’allongement de la durée de cotisation et de la mise en lace d’un double statut.

 

Dans cette perspective, restons mobilisés pour riposter !
commentaire n° : 5 posté par : Collectif MRF et sections syndicales CGT et des tr le: 19/01/2008 04:05:32

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