UNION LOCALE CGT TOULOUSE MIRAIL
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Voici une texte-pétition qui contribue au débat qui se passe dedans et en dehors des organisations syndicales ,donc il s'agit bel et bien d'un débat public, à propos de quelle stratégie à adopter face aux attaques du gouvernement de Sarkozy et les patrons.Nous invitons nos lecteurs de réagir (voir Ajouter un commentaire en bas de l'article).
Ensemble, sauvons la grève
Ce texte-pétition adressé aux directions des organisations syndicales est une initiative de salariés de la fonction publique de divers syndicats et non-syndiqués.
Notre démarche commune part du constat de l'inefficacité des appels à des grèves ponctuelles de 24 heures sur des mots d'ordre, certes justes, mais si généraux qu'ils tendent à brouiller les objectifs d'une grève, à l'élaboration desquels nous, salariés, sommes de moins en moins associés par nos directions syndicales. Ce ras-le-bol des grèves inefficaces et donc inutiles, nous l'avons exprimé depuis plusieurs années sans être entendus, d'où cette initiative ouverte et publique. Nous ne voulons pas désigner les directions syndicales comme seules responsables de l'échec des luttes et des reculs sociaux, mais leur dire qu'elles peuvent, avec l'ensemble des salariés, infléchir le cours des mobilisations. Il leur suffirait, dans l'unité, de clarifier et d'annoncer les objectifs et les modalités des grèves pour favoriser une réappropriation collective des luttes par les salariés, condition nécessaire pour des grèves victorieuses.
Notre démarche n'est pas anti-syndicale, elle vise au contraire à revivifier et à redonner sens au collectif.
Notre démarche n'est pas corporatiste, nous souhaitons qu'elle puisse avoir un écho auprès de tous les salariés de ce pays, actifs ou retraités, du public comme du privé, privés d'emploi ou précaires et dont les droits et les acquis s'amenuisent jour après jour au fil des luttes perdues par une « stratégie du raisonnable » qui ne fait qu'avaliser les reculs sociaux.
Il est grand temps de redonner espoir à tous, il est grand temps de réhabiliter le collectif et ceci passe, entre autres, par des grèves victorieuses.
8 janvier 2007
ENSEMBLE, SAUVONS LA GREVE
Adresse aux directions syndicales
M. et Mmes les secrétaires nationaux ou fédéraux de la CGT, de FO, de la FSU, de l'UNSA, de la CFTC et de Solidaires.
Copie à MM. les secrétaires généraux de la CFDT et de la CGC.
Dans votre communiqué du 18 décembre 2007, vous nous appelez à l'action le 24 janvier 2008 par la grève et les manifestations pour exiger l'ouverture de réelles négociations sur la valeur du point d'indice et la refonte globale des grilles indiciaires, afin de permettre le rattrapage des pertes du pouvoir d'achat.
Nous signataires de cette adresse, fonctionnaires, non-syndiqués et syndiqués, avons été de toutes les grèves, de toutes les luttes sociales, depuis des décennies pour les plus âgés, nous avons fait la dernière grève du 20 novembre et sommes bien d'accord avec vous pour constater que nous n'avons obtenu pour cela que l'ouverture de pseudo-négociations, c'est-à-dire RIEN. Vous nous proposez aujourd'hui une autre grève de 24 heures. Force est de constater qu'aucune grève de 24 heures n'a permis au mouvement social de progresser ces dernières années. La dernière grande victoire des salariés, certes mise en brèche ensuite, fut celle de 1995 si l'on excepte le recul sur le CPE pour lequel la jeunesse s'est mobilisée. Dans les deux cas, les victoires arrachées ne l'ont pas été par des actions de 24 heures.
Pourtant vous persistez dans ce mode d'action qui de surcroît ne permet aucun contrôle des salariés sur les négociations que vous allez éventuellement entreprendre. Si nous vous demandons des comptes, c'est parce que la situation sociale fait que l'on ne peut accepter davantage de reculs sociaux ; c'est parce qu'il y a urgence à redonner sens aux luttes et aux grèves. A force de faire semblant de faire grève, c'est-à-dire sans rien obtenir, on finit par discréditer celle-ci et donner raison à ceux qui n'y voient que le moyen "d'emmerder le monde". Sans remonter jusqu'à la grève de 2003, le dernier des conflits des cheminots a fini par nous décider de ne plus vous donner un chèque en blanc : s'il a fallu une Thatcher pour en finir avec la détermination des mineurs anglais, celle des cheminots français a elle été d'abord mise en pièce par les divisions syndicales au sommet. Cela, nous, salariés, ne pouvons plus l'accepter.
Toutes ces raisons nous amènent aujourd'hui à vous déclarer que nous ferons désormais grève soit parce que nous l'aurons décidé nous mêmes à la base sur nos revendications dans les assemblées générales des salariés soit parce que les objectifs et les moyens pour lesquels vous nous appelez à l'action sont précisément et clairement énoncés à l'avance. Ces principes valent pour la grève pour laquelle vous avez décidé de nous appeler le 24 janvier. Nous nous mettrons en grève ce jour là dès lors que l'intersyndicale au niveau national se sera prononcée, dans l'unité, sur ces deux questions :
Que voulons nous obtenir concernant la valeur du point d'indice et la refonte globale des grilles indiciaires ?
Quel est l'horizon que vous vous fixez pour estimer que nous aurons obtenu satisfaction ?
Quels sont les moyens d'action que vous nous proposez si nous n'obtenons pas satisfaction ?
A défaut de réponse, nous estimerons que les conditions d'une grève victorieuse ne sont pas malheureusement encore réunies et chacun d'entre nous fera alors son choix d'entrer ou non dans l'action, en connaissance de cause.
Nous appellons l'ensemble des salariés du secteur public et du privé, actifs ou retraités, les privés d'emploi et les précaires ainsi que les sections syndicales, unions départementales... à signer cette adresse aux directions syndicales.
Pour signer l’adresse aux directions syndicales
http://sauvonslagreve.blogg.org/
Pour tout contact
sauvonslagreve@free.fr
Bonjour camarades.
Je souhaite répondre point par point au camarade Laurent Vergne (ses points de vue sont en italiques)
c'est bien, encore un appel qui sert à quelque chose pour construire la grève...
Je pense qu’il ont raisons de se poser des questions sur ces journées d’action que beaucoup de syndiqués et non syndiqués trouve soit sans lendemains ou carrément une perte d’energie.Donc il nous faut d’urgence un débat qui implique démocratiquement tous les travailleurs syndiqués et non syndiqués sur les questions de quelles sont LEURS revendications et quelles sont les moyens nécessaire pour les imposer au gouvernement et aux patrons.
je ne suis pas surpris que 90% des signataires soient des syndiqués sud et/ou des profs... je vois mal un ouvrier du privé signer ça.
Il ne faut pas être sectaire, même si 90% des signataires sont syndiqués sud ,ils adressent le texte-pétition (leurs critiques et leurs interrogations) également à leur direction. Moi je connais beaucoup d’ouvriers dans le privé et dans le public qui partagent les mêmes interrogations sur ces journées d’action, pas toi ?
et ces gens, ils militent dans le privé pour arriver à déclencher une grève d'un jour? (parce que c'est pas facile déjà...)
Je ne connais pas tous ces gens donc difficile pour moi de les juger (je ne pense pas que tu es mieux placé) mais je connais des bureaucrates syndicales qui font très peu ou rien pour organiser ou déclencher une grève d’un jour ou carrément fait tout pour étouffer la mobilisation, qui sont plus friand des tables de négociations avec les patrons que les assemblés générales et les piquets de grève avec les travailleurs.
je sais bien que c'est une rubrique point de vue qui n'engage pas l'UL du Mirail, mais bon...
C’est absolument vrai la rubrique point de vue n'engage pas l'UL du Mirail et ton point de vue non plus Laurent.
Fraternellement
Mick Flynn militant CGT
Déjà il faudrait que les camarades qui ont écrit l'appel fasse l'effort de parler comme tout le monde :
« pour exiger l'ouverture de réelles négociations sur la valeur du point d'indice et la refonte globale des grilles indiciaires, afin de permettre le rattrapage des pertes du pouvoir d'achat ».
Et je n’aime pas trop les commentaires qui livrent au public le nom des gents… alors qu’ils n'ont signé qu'avec leur prénom....
Mais malgré tout, bravo à l'UL pour son travail.
Déjà il faudrait que les camarades qui ont écrit l'appel fasse l'effort de parler comme tout le monde :
c'est bien, encore un appel qui sert à quelque chose pour construire la grève...
je ne suis pas surpris que 90% des signataires soient des syndiqués sud et/ou des profs... je vois mal un ouvrier du privé signer ça.
et ces gens, ils militent dans le privé pour arriver à déclencher une grève d'un jour? (parce que c'est pas facile déjà...)
je sais bien que c'est une rubrique point de vue qui n'engage pas l'UL du Mirail, mais bon...