Pétition


Ce site soutien 
la
pétition mutualisée 
pour le maintien
 du dimanche !
Signez
et faites signer !
Cliquez ici
pour signer 
en ligne

PERMANANCES

MIRAIL

JURIDIQUE

Mardi 17h à 19h30

 

NETTOYAGE

 Cliquez pour le 4 page

Mardi 14h à 17h

 

CHOMEURS

Vendredi 10h à 12h

 

BTP

1er /3ém samedi du mois 9h à 12h

CGT INTERIM

Tous les premiers Samedis de chaque mois

Cliquez ICI pour le dernier tract

 

 

 

MON PAIS 90.1 FM

La radio de la CGT 31, l'information syndicale, sociale, culturelle et associatives, ouverte à toutes les cultures et tous les genres musicaux.

Radio Mon Païs

19, place St sernin 31070 Toulouse cedex

Tel.Antenne:05.62.27.23.23

Tel.Rédaction:05.62.27.23.20 

la Rédaction: radiomonpais@msn.com

secteur culturel: rmp.culturel@laposte.net

Ecouter Radio Mon Païs

Recommander

Recherche

Texte Libre

Bienvenue sur le blog officiel de notre UL.
Le blog est un outil supplémentaire d'information,de communication,d'échange, de coordination et de lutte. On compte sur vous pour le faire vivre!
Envoyez vos articles,tracts,brèves,infos,commentaires,points de vue,vidéos,photos et dessins.

COMMENT SE SYNDIQUER ?
Vous avez décidé de vous syndiquer à la CGT. Bienvenue parmi nous.
Vous pouvez adhérer en remplissant le bulletin d'adhésion,
télécharger le en PDF (438 Ko), et en nous contactant directement à l'Union Locale CGT Mirail.
Les informations demandées sont strictement destinées à la Cgt, confidentielles,et destinées à répondre au mieux à votre demande en vous mettant en relation avec l'organisation Cgt la plus proche qui prendra contact avec vous. Si vous souhaitez créer un syndicat avec vos collègues dans votre entreprise, n'oubliez pas de cocher la case correspondante.

COMMERCES ET SERVICES

Dimanche 11 février 2007 7 11 02 2007 06:37

Carrefour : le cas de Mohamed Bedhouche, CGT

« Momo » de Carrefour retrouve son poste de travail

« Il n’a jamais été aussi à l’avance pour venir travailler », plaisantent ses collègues. Après plus d’un an d’une « histoire rocambolesque », Mohamed Bedhouche retrouve enfin son poste de gardien de nuit au Carrefour Le Merlan de Marseille, poste qu’il occupe depuis plus de quinze ans. Pour l’occasion, près de deux cents personnes, « amis et copains de lutte », se sont rassemblées lundi soir sur le parking de l’hypermarché quelques heures avant la reprise de Momo. Au programme : pot de la victoire et barbecue. Des filles du Fabio Lucci de Gardanne aux travailleurs agricoles saisonniers de Fos, du porte-parole des chômeurs en lutte marseillais Charles Hoareau aux infirmières des hôpitaux ou encore aux salariés de la SNCM, c’est en fait toute une région militante qui est venue applaudir la réintégration de Mohamed Bedhouche. « La solidarité prend ici tout son sens, explique, ému, Avelino Carvalho, de l’union départementale de la CGT. Momo a été visé pour son activité syndicale, il est réintégré grâce à l’action syndicale que nous avons menée sans relâche pendant des mois. »

Quinze jours au trou

Lorsqu’en avril 2004 Mohamed tente, en tant que délégué syndical, d’éclaircir le déroulé du « licenciement abusif » de Florent, un employé de Carrefour, il ne se doute pas que cet acte pourrait lui faire perdre son emploi, encore moins que cela va le conduire derrière les barreaux. À plusieurs reprises, il va voir un vigile, témoin de la scène du licenciement, pour lui demander de « dire la vérité devant la justice ». Mais, à cause d’un contentieux amoureux avec Florent et surtout sous la pression de la direction de Carrefour, le vigile dépose une plainte pour « subornation de témoin » contre Mohamed Bedhouche. Résultat ? Momo écope, en comparution immédiate, de cinq mois et demi de prison avec sursis dont quinze jours fermes. Avec du recul, le syndicaliste affirme : « Je ne lui en veux pas, il a été manipulé à cause de son CDD. Il ne faut pas oublier que c’est un salarié comme nous autres. Si son contrat n’avait pas été aussi précaire, peut-être aurait-il agi autrement… » Grâce à la formidable mobilisation des salariés qui, en protestation, bloquent pendant dix-neuf jours les livraisons de l’hypermarché, Momo n’effectuera pas la totalité de sa peine. « En appel, le 25 avril 2005, la sentence a même été reconnue injuste et transformée en 2 000 euros d’amende, la peine de prison a été annulée », précise le délégué CGT, comme pour mieux insister sur la démesure de la première sentence.

Mais Dominique Sabadel, patron de la grande surface, continue de demander l’autorisation de licencier Mohamed Bedhouche. N’ayant pas obtenu l’accord du comité d’entreprise, le directeur du Carrefour Le Merlan fait appel à l’inspection du travail. Le dynamisme syndical de Momo gêne considérablement la direction. À tel point que le rapport de l’inspection du travail écrit noir sur blanc : « Il ne peut être écarté l’existence d’un lien entre les mandats occupés par M. Bedhouche et la demande de licenciement. » Après enquête, le service refuse donc le licenciement le 13 juillet dernier en s’appuyant sur le fait que, malgré les dires de la direction, « la société Carrefour n’a subi aucun préjudice direct résultant de l’attitude reprochée à M. Bedhouche ».

La direction s’entête

Aujourd’hui, Carrefour persiste malgré tout et a décidé de déposer un recours hiérarchique auprès du ministère du Travail pour obtenir l’autorisation de licenciement. Dominique Sabadel veut la peau de Momo. « Un jour, peu après son arrivée en 2003, il m’avait prévenu qu’il était venu ici pour couper la tête à la CGT », explique le principal intéressé.

Pour tenter de trouver un compromis amiable, la CGT a demandé, il y a quelques semaines, l’organisation de négociations avec la direction de Carrefour. « Je veux garder mon emploi, explique Mohamed. J’avais même proposé ma mutation dans un autre Carrefour du coin pour ne pas attiser inutilement les rancoeurs. Mais Dominique Sabadel, lui, n’a fait aucun geste. Leur seule proposition a été de me payer une formation de jardinier, sans aucune garantie d’emploi derrière. Ils sont même allés jusqu’à me certifier qu’il y avait beaucoup de débouchés dans ce secteur en ce moment ! »

Pour toutes ces raisons, Mohamed ne juge sa réintégration que comme une « première victoire ». En attendant la décision du ministère de l’Emploi, Momo va reprendre consciencieusement son poste de gardien de nuit, et surtout va se consacrer de nouveau à son mandat syndical. Salaires au rabais, temps partiels forcés, suppressions de postes… « Il y a du pain sur la planche », remarque Momo. Un peu en retrait, Cathia, quatorze ans, regarde son père retourner à son poste, soutenu par plusieurs dizaines de personnes. « Il le mérite car il sait se battre avec la tête. Je suis vraiment fière de mon père. »

Christelle Chabaud L' Humanité le 10 août 2005

Par ulcgtmirail - Publié dans : COMMERCES ET SERVICES
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 14 février 2007 3 14 02 2007 07:24

A tous les syndicats et syndiqué/es du commerce des services et de la distribution du territoire de l’UL du Mirail,

Cher/es Camarades,

Vous travaillez et militez, nous le savons, dans un secteur difficile, du fait de l’éclatement des salarié/es dans de très nombreuses enseignes, de la répression syndicale souvent plus dure qu’ailleurs et des contrats précaires qui y sont particulièrement la règle. Dans de telles conditions, la CGT ne s’y renforce pas suffisamment : près de 1% des salarié/es du commerce seulement sont syndiqué/es (tout syndicat confondu…) dans ce secteur, le plus important de toute la Haute Garonne.

Les conséquences, vous les connaissez pour les subir quotidiennement : Les salaires très largement insuffisants ne sont pas augmentés, la précarité se développe, les travailleurs/ses doivent en faire toujours plus et plus vite pour compenser l’insuffisance des embauches, et les horaires sont de plus en plus déréglementés (ouverture tardive et le dimanche).

Il nous apparaît donc particulièrement nécessaire de renforcer les syndicats du commerce là où ils sont présents et de s’attaquer aux nombreux déserts syndicaux, pour éviter que par le jeu de la concurrence entre les magasins, les droits des moins bien défendus ne soient la norme pour tous/tes.

Depuis la préparation de son congrès, l’UL du Mirail a décidé de prendre ses responsabilités et de fixer comme une de ses priorités d’aider les syndiqués du commerce. Cette priorité a été retenue par le congrès, mais à l’heure actuelle, faute d’implication des militants du commerce dans l’UL, aucun travail n’a été lancé.

Le moment est cependant venu de se pencher sérieusement sur le problème, d’autant que l’Union Locale, avec sa nouvelle équipe, dispose de moyens pour vous soutenir (formation syndicale, collectif juridique, collectif jeunes syndiqués, local bientôt disponible à Portet/Garonne, militant/es engagés dans la syndicalisation). Elle peut, par ailleurs, fournir les moyens d’une activité revendicative de proximité, notamment pour celles et ceux qui ne peuvent pas se déplacer à la Bourse pour participer à celles de l’US Commerce. De par cette proximité géographique, l’UL a déjà su se rendre très utile en soutenant la grève de Planète Saturn, elle compte encore le faire !

C’est pourquoi l’UL du Mirail et l’US Commerce te convoquent à une réunion à l’UL  (voir au dos) afin de trouver les moyens de remédier à la situation. Nous proposons notamment de constituer, avec les militants volontaires, en particulier ceux qui ont des heures de délégation, un collectif des salariés du commerce du territoire du Mirail qui aurait vocation à renforcer la CGT dans la zone et d’impulser un soutien mutuel dans les luttes revendicatives, pour renforcer le rapport de force de chacun/e. Il ne s’agirait ni d’un syndicat, ni d’une Union Syndicale, mais d’une structure souple, simplement orientée vers l’action.

 

 

 CONVOCATION :Tu es convoqué/e,

 

 

 

 

 

 

le lundi 5 MARS, à 9H

à l’Union Locale CGT du Mirail, 37 avenue de Reynerie, en présence de l’UL et de l’US. Nous te demandons de prendre contact, au plus tôt, pour nous répondre quant à ta venue. N’hésite pas à nous contacter pour plus de précisions.

Remarques : Il est possible de se garer juste devant l’UL ou de prendre le métro (station Bellefontaine à coté). Le local est ouvert dès 8H pour celles et ceux qui veulent boire un café avant.

Ordre du jour de la réunion :

1.   proposition de constituer un collectif commerce à l’UL.

 2.   formation syndicale des militant/es

3.   campagne de parrainage de petits syndicats par des plus importants.

4.   réflexion sur la création de syndicats de site ou de zone dans les galeries et zones commerçantes. 

5.   Permanences à Portet/Garonne

Par ulcgtmirail - Publié dans : COMMERCES ET SERVICES
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 31 mars 2007 6 31 03 2007 12:36

 

Ce matin de 5h à 9h nos militants ont distribués des tracts (voir photo) informant les salariés de Leclerc Roques de leur droits et l’existence de notre permanence CGT à Portet.

 

L’information était chaleureusement accueilli et ça a visiblement énervé le directeur et 3 de ses cadres qui ont essayer de nous chasser avec des menaces d’appeler les gendarmes entre autres mais vu qu’ils n’ont  pas réussi de nous intimider ils ont décider d’en prendre aux salariés qui acceptaient nos tracts.Les salariés avait droit a une comité d’accueil patronale qui les ont obligés a jeter les tracts dans une poubelle avant d'entrer au travail.Malgré tout nous avons garder notre calme, bonne humeur et fighting spirit.

Si le directeur qui se vantait d’être un patron social n’a rien à se reprocher pourquoi  il a réagi avec des menaces et de la censure ? En effet Leclerc est bien connu pour l’exploitation allant jusqu'à la séquestration de leurs employés !! Voir l'article suivant:

Les syndicats mobilisés auprès des salariés séquestrés en juin au Leclerc de Montbéliard.

«J'ai envie de porter plainte, mais je vais perdre ma place»

Par Thomas CALINON

QUOTIDIEN : Vendredi 20 octobre 2006 - 06:00

 Montbéliard envoyé spécial

 

Hier matin, sur le parking de l'hypermarché Leclerc de Montbéliard (Doubs), la CGT distribuait des tracts aux quelque 280 salariés de la grande surface, et incitait les «employés séquestrés» à agir en justice pour défendre leurs droits. Car depuis que la grande surface a été placée sous les feux médiatiques en raison des pratiques pour le moins iconoclastes de sa direction, rien ne bouge.

Rappel des faits : le 30 juin au soir, l'hyper est en plein inventaire. La Direction départementale du travail (DDT) se présente pour un contrôle. Depuis plusieurs mois, elle enquête sur des heures supplémentaires non rémunérées. Aux côtés des inspecteurs du travail, il y a des agents de l'Urssaf et quatre policiers. « La DDT pensait que les salariés en heures sup non déclarées risquaient de prendre la fuite par des issues dérobées. Visiblement, c'est l'inverse qui s'est passé...», commente le procureur de la République de Montbéliard, François Pucheus. A l'intérieur, des cadres rassemblent précipitamment plusieurs dizaines de salariés dont la présence pose problème au regard du code du travail. On les conduit en silence à la réserve textile, on leur interdit de téléphoner, on ferme la porte à clef. Le but est qu'ils ne croisent pas la route des inspecteurs. «On n'a pas eu d'explications, on se demandait pourquoi on était là, témoigne l'un de ces salariés. On était dans cette réserve comme des travailleurs clandestins, ça a duré trois quarts d'heure, dans le noir, juste avec la lumière des issues de secours.»

 «Flicage». L'affaire est révélée par l' Est républicain début juillet. Elle tombe aux oubliettes. Fin septembre, une dépêche la remet au goût du jour, relayant une conférence de presse de la CGT qui annonce vouloir se constituer partie civile dans ce dossier. Déferlement médiatique. Dans les allées de l'hyper, on filme en caméra cachée. D'anciens salariés témoignent, visage masqué. Ils évoquent un «flicage» permanent à l'intérieur du magasin, dénoncent la pratique récurrente des heures supplémentaires non payées. Le PDG du Leclerc, Bernard Canonne, reconnaît les faits du 30 juin et présente ses excuses. Selon lui, il s'agit d'une «dissimulation provisoire» plutôt que d'une «séquestration», un mauvais réflexe du directeur du magasin, qui est mis à pied pour dix jours, «seule sanction envisagée en l'état actuel» de l'affaire. De son côté, le groupe de distribution Leclerc annonce qu'une «enquête interne est engagée auprès de l'adhérent propriétaire du magasin de Montbéliard». Toujours en cours, elle «repose sur un audit social mené par un cabinet indépendant». Mais sur le terrain judiciaire, pas grand-chose. A ce jour, le procureur indique n'avoir reçu aucune plainte pour séquestration.

«Les gens ont peur, il y a une pression à tous les niveaux», explique Cyril Keller, secrétaire de la CGT dans le pays de Montbéliard. «Porter plainte, ce n'est pas l'envie qui m'en manque, mais je vais perdre ma place», confirme une employée séquestrée. Cette réticence à dénoncer les faits a été perçue dès le 30 juin par la DDT. «Quand les gens sont sortis du magasin dans la soirée, par petits groupes, beaucoup disaient qu'ils n'avaient rien à dire, qu'ils avaient fait leurs heures, que tout était normal», raconte Alain Dougy, le directeur de la DDT. L'employée séquestrée explique : «On a dit ce qu'on nous avait dit de dire quand on nous a libérés. Quand l'inspection du travail nous a interrogés, il y avait des cols blancs derrière nous.» Par la suite, l'inspection du travail a auditionné 80 salariés dans ses bureaux. Elle en a conclu qu'au moins 45 personnes avaient été enfermées.

«Plaie».  «L'inspectrice chargée du dossier a tapé en plein dans le mille, relate Alain Dougy. C'est la première fois qu'on arrive à prouver une fraude massive. Mais à côté de ça, il y a quantité d'affaires qui n'aboutissent pas faute de preuves et parce que les gens qui viennent se plaindre d'heures sup non payées veulent rester anonymes. Les heures sup, c'est la grande plaie du secteur de la grande distribution. Cette branche professionnelle mériterait des reportages. Il y a une chape de silence. En plus, il y a peu de syndicats, on n'a pas les relais habituels.»

La CGT confirme. Sur neuf hypermarchés dans le Doubs, toutes enseignes confondues, le syndicat n'est implanté que dans trois établissements. «C'est dû à la précarité, aux bas salaires, affirme François Gaugy, responsable départemental du commerce CGT. 70 à 80 % des salariés sont à temps partiel, souvent subi. On leur dit : "Je te laisse faire des heures supplémentaires s'il n'y a pas de vagues". Dès qu'on s'inscrit sur une liste syndicale, on sait qu'on n'aura pas d'avancement. Suivant les directeurs, c'est brimades, changement de rayon ou d'horaires. Les heures supplémentaires, c'est très répandu dans les enseignes, surtout au niveau des caisses. Les gens ont le réflexe de venir nous voir, mais ils ne veulent surtout pas qu'on intervienne. Des dames nous disent : "Je fais 20 heures par semaine, j'ai une fille à élever, alors surtout, ne faites rien !" Quand on entend ça, on a tout compris...»

 

 

«A dix, c'est jouable». Dans le cas du Leclerc de Montbéliard, François Gaugy redoute que personne n'ose porter plainte. Mais Cyril Keller garde «bon espoir» : «Un salarié tout seul, il ne faut pas y aller. A dix, c'est jouable.» Le procureur aborde le dossier avec prudence. Il vient de recevoir le «soit-communiqué» du juge d'instruction, chargé du dossier Leclerc depuis près d'un an, dans le cadre d'une plainte pour faux témoignage, déposée par la grande surface suite à un conflit aux prud'hommes pour des heures sup non payées. Lecture faite du procès verbal de la DDT , le juge estime qu'il faut élargir sa saisine aux faits de «travail dissimulé» et de «séquestration». Peut-être l'occasion de faire avancer une affaire dont les victimes s'enfoncent dans le silence.

http://www.liberation.fr/actualite/economie/211860.FR.php

 

et celui la plus récent qui concerne des syndicalistes FO:

L’Humanité | Christelle Chabaud - Le 26 janvier 2007

« Ces gens-là veulent juste bouffer du patron »

vendredi 26 janvier 2007 par Christelle Chabaud

Distribution . Rien ne va plus dans le Leclerc de Vandoeuvre, près de Nancy, depuis l’implantation d’une cellule syndicale. Demain, onze salariés sont convoqués en vue d’une sanction... Voire d’un licenciement.
Yannick se définit comme un « amoureux du travail », un amoureux de « son » Leclerc. Regard dans le vague, il ne démêle pas comment « après six ans de bons et loyaux services » pour l’hypermarché de Vandoeuvre, dans la banlieue de Nancy, sa volonté d’améliorer à son niveau le « dialogue » a fait de lui un « paria » dont se serait même moqué l’humoriste Nicolas Canteloup. C’était dimanche 14 janvier, dans les salons de l’hôtel de ville de Nancy, à l’occasion d’une réception organisée par le PDG de l’hypermarché, Jacques Rousselot, pour une remise des « trophées du mérite » aux salariés les plus anciens. Présenté comme « spectacle surprise » de la soirée, l’imitateur des Guignols de l’info, que l’Humanité a tenté de joindre en vain, aurait, selon plusieurs témoignages concordants, fait rire l’assistance avec des jeux de mots sur Poirot, le nom de famille de Yannick, et sur FO, « le syndicat qu’il ne vous FO pas ». De biens curieux jeux de scène lorsqu’on sait que Yannick a justement été nommé délégué syndical de Force ouvrière fin juin 2006... La première fois qu’un syndicat franchit les portes de la grande surface depuis son ouverture en 1984.

Des « primes de gratification » à la tête du client, plusieurs semaines de travail enchaînées non-stop sans jour de repos, horaires fragmentés des caissières, absence de prime d’ancienneté, salaires à 849 euros par mois, impossibilité de prendre un congé quand son enfant est malade, un directeur qui ne dit jamais « bonjour », plusieurs salariées de la cafétéria qui se plaignent de harcèlement moral, absence de réunion du CHSCT depuis 2003... Les contestations du personnel arrivent dans le désordre aux oreilles de Yannick. « À la mi-octobre, pratiquement un tiers des 300 salariés a sa carte d’adhésion », un record dont se félicite Jeanine Lecot-Lothoré, la secrétaire fédérale responsable de la grande distribution chez FO.

Dans les résultats 2005, les employés découvrent une chute de 40 % de la participation au bénéfice sans avoir constaté de baisse sensible de fréquentation. Le comité d’entreprise vote une expertise des comptes... Au grand dam du PDG et de son directeur administratif qui estiment que « les cabinets d’expertise sont cul et chemise avec les syndicats ». Également président de l’ASNL, le club de foot de Nancy, le PDG Jacques Rousselot réunit dans les jours suivants les 300 salariés dans le hall du magasin. « Sans ironie aucune, il nous a expliqué qu’il savait ce que c’était que de gagner 3 000 euros par mois... On est resté sans voix car déjà en gagner la moitié nous suffirait », se souvient Edwige, hôtesse de caisse depuis onze ans. À la fin de son discours, Jacques Rousselot lance une invitation générale pour assister à l’événement régional du week-end : le match de Nancy contre le Feyenoord Rotterdam en Coupe de l’UEFA... « Avant d’expliquer qu’il n’avait malheureusement que 297 places et n’inviterait donc ni Yannick, ni Corinne, ni moi », à ses yeux les trois membres clés du syndicat. « C’était de l’humiliation publique. »

Des pétitions anti-FO commencent à circuler. « Pendant nos heures de délégation, on se fait espionner dans les rayons pour savoir quels sont les salariés sensibilisés, explique Yannick, dépité. Certains membres de la direction auraient même suggéré à demi-mot que ceux qui rendent leur carte FO sont susceptibles d’avoir des augmentations. » Lors des négociations annuelles sur les salaires Yannick et Olivier, un agent de maîtrise non syndiqué, n’obtiennent que la promesse d’installer un distributeur automatique de sandwichs et un frigo. Alain Durand, le numéro 3 de l’entreprise, s’explique. « On veut bien être gentil mais on n’avait pas envie de donner plus alors que ces gens-là veulent juste bouffer du patron et planter l’entreprise. Il ne faut pas demander le Pérou. Chez Leclerc, c’est comme ça, les prix sont bas et les salaires aussi. »

Le 15 décembre, un agent de sécurité refuse l’entrée à Olivier et l’informe qu’il est mis à pied. Alerté par téléphone, Yannick, accompagné de huit collègues, sort du magasin. La bagarre est évitée de justesse. « Pendant douze jours, j’ai été consigné sans savoir pourquoi », se souvient ce trentenaire qui chaque jour arpentait 100 km de route pour venir travailler. Deux jours après Noël, il reçoit sa lettre de licenciement : la direction lui reproche d’avoir cassé un panneau plastique en enlevant des produits avariés, de perturber la clientèle en discutant dans les rayons et d’avoir abandonné son poste pendant sa permanence. « Ce dernier point est vraiment malhonnête car depuis six ans je fais une rapide pause déjeuner à la cafétéria avec l’accord de mon chef. » Aujourd’hui, il n’a toujours pas reçu son solde de tout compte et ne peut pas s’inscrire aux ASSEDIC.

Nouveau rebondissement début janvier, pendant le week-end de la - remise des trophées. Maxime, un jeune salarié qui a « la hantise de l’inactivité », se voit notifier sa mise à pied conservatoire. Fan de l’équipe de foot, « Max » ne sait pas ce qu’on lui reproche. « Sans le bac, c’est pas facile de trouver un boulot ici, et dans l’armée, j’ai pas tenu plus d’un mois. Alors si je me suis intéressé aux activités de FO, c’était pour améliorer mon travail, pas pour le détruire. » Il est convoqué demain matin, mais ne sera pas le seul. Car depuis deux semaines, dix autres personnes ont reçu une lettre de convocation de la direction... Sans raison apparente, « si ce n’est leur sympathie pour nous », explique Yannick.

Ces six derniers mois ont métamorphosé le rapport de Yannick à son travail. « Je n’ai plus envie d’y aller, confie-t-il. Chaque matin quand j’ouvre les yeux, j’ai une boule à l’estomac qui revient. J’ai compris que notre condition n’est pas due à l’idiotie de certains mais aux vices d’un système. » Alors comment se battre ? « Si rien n’est fait contre le licenciement des collègues, je crois que je n’aurais plus rien à attendre de l’État- français ! Pour l’instant, nous avons encore les lois avec nous pour monter un syndicat ou demander une expertise, mais demain si Sarkozy passe, le monde du travail ne sera plus qu’un enfer. »

Par ulcgtmirail - Publié dans : COMMERCES ET SERVICES
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 19 mai 2007 6 19 05 2007 06:31

"Le Retour des Jedis"

   à Leclerc Roques !

C'est ainsi qu'un salarié de Leclerc visiblement content de nous revoir, nous a accueilli ce matin Samedi 19 Mai.

De 5h à 6h15 nous avons diffusé l'excellent 4 page du Collectif CGT Leclerc et le tract/affiche de notre blog .Les infos et les chiffres sur Leclerc intéressait beaucoup les employés qui a provoqué des discussions sur les horaires, les bas salaires et le harcèlement patronale à Leclerc Rocques.

En souvenir de notre dernière diffusion quelques salariés ont préférés de laisser le 4 page au chaud dans leur voiture afin d'éviter la censure et la répression patronale. (voir article Operation 'Infos CGT' à Leclerc Roques). Plusieurs salariés ont racontés leur colère et leur refus des méthodes ‘fachos’ du directeur du magasin qui les a obligés de jeter le tract CGT à la poubelle.

En partant à 6h15 j'ai croisé le fameux 'Michel' un cadre qui a essayé de nous intimider avec zele mais sans succès la dernière fois. Le pauvre petit chef était très énervé de voir la CGT sur place et encore plus énervé quand il a réalisé qu'il est arrivé trop tard cette fois-ci pour fliqué les travailleurs.

Morale de l'histoire: il faut se lever tôt pour arrêter les militants de l'UL CGT Mirail, et encore! Parce que quand il s'agit de lutter pour les droits des travailleurs rien nous arrêtera! ( ;


Par ulcgtmirail - Publié dans : COMMERCES ET SERVICES
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 1 décembre 2007 6 01 12 2007 10:45

                                                                    GREVISTES CONFORAMA VITRY

 

 

Samedi 1er décembre 15 salariés (sur 60) de Conforama Portet  se sont mis en grève entre 15h et 17h; Ils ont suivi l'appel national à la grève massif lancé par l'intersyndicale CGT CFDT FO ET CGC (aprés l'échec des négociations ) dans tous les magasins conforama le 1er décembre pour commencer.

Cent magasins Conforama sur cent cinquante étaient dans l'action hier pour revendiquer des augmentations de salaires par exemple  : 50% de grèvistes à Narbonne, 70% à Carcassonne, 80 % à Perpignan. A Lattes, 70% du personnel a débrayé durant deux heures, une grande première pour ce magasin! Les grévistes entendent reconduire le mouvement chaque samedi de ce mois de décembre, propice aux achats des fêtes de fin d'année, tant que leurs revendications ne seront pas prises en compte.

Bienque ils ne sont pas syndiqués les 15 grèvistes de Portet  ont decidé courageusement  de se joindre à la mobilisation parce que ils sont d'accords avec les revendications:

• Augmentation des salaires immédiate de 120 euros net et hors NAO (Négociations Annuelles Obligatoires)

• Augmentation des effectifs, aux caisses, aux dépôts, aux SAV et les CS.

• Respect des accords CONFORAMA sur les heures supplémentaires

• Respect du contenu de l’accord handicap

• Arrêt immédiat des pressions sur les ventes services (TRCA et garanties GLD)

• Respect des IRP (Instance Représentative du Personnel)

• Respect des engagements de la société en matière de primes et l’application des accords.

• Respect des règles de sécurité et de la législation en matière de formation professionnelle.

Les grèvistes de Portet sont solidaires de leurs collégues syndiqués et non syndiqués en grève dans les autres magasins du groupe qui réalise des benefices records sur le dos des salariés.Les salariés de conforama ont pendant de longues années participé par leur travail à l’enrichissement de CONFORAMA et de son actionnaire principal (PPR Pinault-Printemps-Redoute) en lui versant des dividendes parfois supérieurs au résultat net de leur entreprise. 

Les bas salaires et le pouvoir d'achat sont au couer de la grève. Pour les grèvistes travailler plus pour gagner plus et le rachat des RTTs est une arnaque.Pour certains aprés 10 ans d'ancienneté ils ne touchent à peine 1000E par mois. 

Un responsable de l'UL CGT MIRAIL a apporté notre soutien et solidarité. Des rendevous avec l'UL et des syndiqués de la CGT Commerce de Portet étaient prise avec les grévistes dans la semaine pour les aider à mieux organiser pour samedi prochaine et à mediatiser leur lutte et à coordonner leurs actions avec les autres magasins en lutte.

Message aux autres UL et syndiqués: Pour apporter votre soutien aux grévistes trouver le conforama le plus proche de vous cliquez sur ce lien:

http://www.conforama.fr/ConfoOnline/choisirMagasin.co?from=accueil

Lire les tracts

PDF - 120.3 ko
Conforama - Echec
PDF - 62.2 ko
Conforama - Appel à la grève
 
 

CIMG3331.JPG

        GREVISTES CONFORAMA MONTPELLIER

CGT CONFORAMA le portail des salariés de conforama

Par ulcgtmirail - Publié dans : COMMERCES ET SERVICES
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés